Cycle Légitimité, codétermination et action collective

Les inscriptions ouvriront prochainement​.

Date
Mercredi 15 avril 2026
Heure
10h00 - 12h30
Lieu
Université Paris Dauphine – PSL, salle Raymond Aron
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Brève présentation de l'ouvrage : 

Traité de codétermination, Presses universitaires de Laval, 2025

Résultat d'un travail collectif et multidisciplinaire, cet ouvrage unique entend démontrer que la forme normale du gouvernement d'entreprise est la codétermination, système de prise de décisions dans l'entreprise qui donne une juste place aux salariés à tous les niveaux, du conseil d'administration au conseil d'établissements.

La codétermination (jadis « cogestion ») est un mode de gouvernement d’entreprise, majoritaire sur le continent européen, curieusement négligé par le mainstream, en économie comme en gestion – et qui, de ce fait, n’a été pensé dans aucune de ces deux disciplines. Il se définit fondamentalement par l’instauration de la valeur travail au centre de la logique d’entreprise, mais dans une perspective très différente de l’autogestion des décennies 1960/1970, puisque capital et management conservent leur place, tout en étant « remis à leur place » : servir le dispositif de création collective que constitue l’entreprise – au lieu de la figure inverse : une force de travail collective au service du management, comme durant les trente glorieuses, ou de la finance actionnariale, comme depuis le tournant des décennies 1970/1980.

Le concept de codétermination, quand on se donne la peine de commencer à le penser (et non plus de le considérer comme une simple singularité sans réelle portée), pousse à déplacer les limites convenues sur l’économie et la gestion de l’entreprise.

Quatre chapitres (sur les vingt-et-un du Traité de Codétermination) peuvent illustrer concrètement cet effet de déplacement des limites :

  • Christophe Clerc, avocat en droit des affaires et du travail, montrera que la vraie signification de la codétermination est d’instituer une gouvernance pluraliste entre trois pouvoirs constituants : le capital, le travail, le management.
  • Helena Lopes, professeur d’économie du travail à Lisbonne, analysera le changement de fonction du management : une autorité fondée sur le fait de faciliter la coopération.
  • Valérie Charolles, chercheuse associée au Laboratoire d’Anthropologie Politique (EHESS) et conseiller référendaire à la Cour des Comptes, réfléchira sur la mutation corrélative du travail, qui ne peut plus être traitée en comptabilité uniquement comme un coût.
  • Udo Rehfeldt, politiste à l’IRES, s’interrogera sur l’aspect rigoureusement européen de ce type de gouvernance – et son histoire récente, indissociable des heurs et malheurs du projet européen.

Olivier Favereau essaiera de dégager le fil commun à toutes ces entrées : l’impensé de la stricte séparation, depuis le dernier tiers du 19ème siècle entre la « société », personne juridique, et l’entreprise (ou la firme, etc.), organisation économique – et l’existence d’une convention de « gouvernementalité » (au sens de Foucault) entre les deux. L’horizon de la transition écologique non seulement ne remet pas en cause la codétermination, mais permet de penser plus facilement une « écodétermination ».


Ce cycle réunit également les dates suivantes : 

Table ronde : Management, légitimité et société

  • Date : 18 février 2026, de 10.00 à 12.30
  • Lieu : Université Paris Dauphine – PSL, salle Raymond Aron
  • Intervenant : Romain Laufer, professeur émérite à HEC-Paris
  • Plus d'informations et inscriptions ICI

Table ronde : Action collective, sciences administratives et humanisme

  • Date : 9 juin 2026, de 10.00 à 12.30
  • Lieu : Université Paris Dauphine – PSL, salle Raymond Aron
  • Intervenant : Jean-François Chanlat, professeur émérite à l’université Paris Dauphine - PSL
  • Plus d'informations et inscriptions ICI